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Trajectoire des contestations à Al Hoceima, contextes politique et économique du #hirak

Trajectoire des contestations à Al Hoceima, contextes politique et économique du #hirak

 

La « coordination locale du mouvement Anfass démocratique à Kénitra », le « front national de soutien à la mouvance populaire et pour la libération des détenus » et le « secrétariat provincial du parti PADS à Kénitra » ont organisé une conférence samedi 10Juin 2017 à la salle des avocats, pour éclaircir les contextes économique, social et politique du mouvement protestataire à Al Hoceima et présenter des témoignages.

Wail Ghassan Karmouni, journaliste économique et activiste au Forum des Alternatives Maroc, a affirmé que « la région du Rif a connu de maintes transformations économiques qui ont fatigué le citoyen ». Pour lui, « la ville vit un problème démographique, car depuis 1994, la population ne dépasse pas les 55 mille, plus de 60% des logements ne sont pas habités, et cette stagnation démographique s’explique par l’émigration massive des jeunes de la ville », en outre, « la nappe est surutilisée par effet de changement des méthodes de culture du cannabis, et les ressources halieutiques sont sous pression, ce qui impacte plus de 4000 pêcheurs, dont une partie part travailler à Larache, Tanger et Kénitra », avant de conclure que « la ville d’Al Hoceima et ses environs vivent une grande crise et le quart de ses habitants ne vit que grâce aux virements de ses proches à l’étranger ».

« Nous refusons toute déformation du hirak. Les jeunes sont sortis au préalables pour des raisons et buts objectifs et pour des doléances sociales et économiques légitimes, le décès de Mohcine Fikri n’est que la goutte qui a fait déborder le vase, car la situation sociale et économique est catastrophique, où la majorité des habitants vit sur des métiers saisonniers, les virements des MRE et les rentrées du Kif » insiste Yassmina El Farissi, activiste associative et une des fondatrice de la commission du hirak, qui ajoute que « la perte de confiance en les partis revient à leur échec dans leur rôle naturel d’intermédiation durant plus de 7 mois. Mais on ne peut pas mettre tout dans le même panier et il est nécessaire d’activer le rôle d’intermédiation pour trouver une solution à la situation de congestion ».

De son côté, Omar Radi, journaliste et militant à Attac Maroc, considère que « la contestation du Rif trouve ses origines dans des questions locales liées à l’injustice et à la hogra et d’autres liées aux politiques de l’Etat profondément centralisé ! Alors que la région a produit des élites qui conduisent le projet politique centralisé sous l’ère du roi Mohamed 6, et sous la vue à la région comme territoire de conflits sociaux à maitriser, on a encouragé une élite locale pour intervenir dans la gestion locale à travers le démantèlement du discours protestataire, le conditionnement de toutes les initiatives et l’achats des voix » avant d’ajouter que « le mouvement protestataire au Rif a mis à profit les leçons du 20 Février, notamment à travers le secret qui a caractérisé l’organisation de peur d’une éventuelle violation ».

Khalid Zrari, secrétaire général du congrès amazigh international a nié tout lien des protestations avec des visées indépendantistes, car « le drapeau amazigh est un symbole de la culture amazigh au niveau de l’Afrique du Nord toute entière et n’est pas un symbole politique » avant d’ajouter que « l’exclusion et la marginalisation que vivent les marocains sont multipliées au Rif, c’est pour cela que les protestations étaient naturelles, traduisaient une conscience populaire pour la lutte contre la pauvreté et l’exclusion qui s’accentuent sous l’ère d’un gouvernement qui a le courage de mettre en crise la vie publique et de consacrer la corruption et le refus aux marocains de jouir de leur richesse ».

Les intervenants ont également été unanimes à condamner l’approche sécuritaire suivie jusqu’à présent et ont appelé à la libération de tous les détenus, à punir les responsables politiques impliqués dans l’’alimentation de la tension, l’ouverture d’un dialogue sérieux avec les représentants du mouvement social et la réalisation des demandes des habitants selon un agenda clair.

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